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Allô maman bobo

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Et voilà, le jour tant attendu est arrivé… Ma fille est tombée malade.Après une journée avec des biberons compliqués et un petit rhume (oui ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille), la maladie est arrivée sournoise à 01h du matin. Et m’a en même temps contaminée.

Pour rappel, nous avons mis mademoiselle au dodo à 21h et profitez de notre soirée autour d’une bouteille de vin en compagnie de nos amis (ne pensant pas à la nuit blanche).Eh oui, quelle erreur! En allant, nous coucher mademoiselle avait beaucoup de mal à respirer (vite le mouche-bébé). Et elle s’est réveillée toutes les heures jusqu’au matin.

En mode commando, on s’est relayé avec Mr papa et on a décidé d’appeler notre amie docteur en fin de matinée. Le verdict est tombé, mademoiselle a une bronchiolite. Pour le moment rien d’inquiétant mais a surveillé. Et là, je m’en suis voulu. Pourquoi ? Pour tout… Je n’aurai pas dû la sortir, j’aurai dû plus l’habiller, j’aurai dû faire plus de lavage de nez…


De suite mon amie m’a dit que c’était normal d’être malade à son âge et que c’était sûrement ses petits camarades de nounou qui l’avait contaminée. Bizarrement, en incriminant ces enfants je me suis sentie mieux. Ce n’est pas de ma faute.

Mais, il va falloir que je change et vite. Je ne peux pas culpabiliser (où incriminer quelqu’un) dès qu’il arrive quelque chose à Mademoiselle. En étant maman, on ne peut pas tout contrôler. Et encore moins savoir à quel moment nos petits bouts vont tomber malade… Il faut que je l’accepte et je dois surtout essayer de ne pas tout contrôler.

Moralité : Comme a dit un auteur inconnu (merci pinterest) «lorsque tu essaies de tout contrôler, tu ne profites d’aucun moment. Détends-toi, respire, lâche prise et vit».


PS: Mademoiselle va beaucoup mieux 🙂

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Premier fou rire

Ma fille a eu son premier fou rire avec moi !!! J’étais en train de procéder à une attaque de bisous quand tout à coup, j’ai eu le droit à ce petit rire si mignon. J’ai eu un gros pincement au cœur, un énorme pincement même.

Je l’avoue ce n’est pas son premier fou rire, celui-ci a eu lieu avec son papa il y a 7 jours… Et je l’avoue j’étais jalouse, Moi qui passe toutes mes journées avec elle, c’est son papa qui a le droit d’entendre en premier ce petit rire avec son bruit de tracteur qui ressemble plutôt à une voiture (oui oui je suis de mauvaises fois).

J’écris cet article en la regardant le cœur léger. J’ai l’impression qu’elle a fait un truc de fou (en soi s’en est un). Mais mon dieu, quand elle va marcher, parler, avoir son bac… Ce pincement sera-t-il plus fort ? Ou vais-je pleurer à chaque étape ? Moi qui ai toujours eu un peu de mal à lâcher prise, libérer mes émotions, je ne me reconnais plus devant ce petit être qui me regarde avec ses grands yeux. Elle a réussi, je suis complètement gaga.

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Violences gynécologiques

Comme beaucoup de femmes, j’en ai entendu parlé. Et bien sûr, je ne pensais pas que cela pouvait m’arriver. Et dans mon fond intérieur, je pensais qu’on faisait beaucoup de « blabla » là-dessus. Aujourd’hui je m’excuse auprès de toutes les femmes pour avoir eu ses pensées.

J’ai eu une épisiotomie, elle était consentie. Le corps médical a bien fait. Mes points ont sauté. On m’a recousu deux fois. La deuxième fois dans des conditions atroces. C’est deux jours après cet événement que mon infirmière m’ parlé de violences gynécologiques. Mon entourage en était contenu mais personne n’a osé m’en parler.

Quand je suis arrivée la deuxième fois pour être recousue, je n’ai pas été en salle de naissance mais en salle de consultation. La gynécologue s’est installée, j’ai demandé où était le gaz hilarant (la première fois on m’avait « endormie » de cette façon). Elle m’a dit qu’on ferait sans, qu’il n’y avait qu’un point à faire. Elle m’a donc anesthésié localement. Puis elle a commencé à recoudre. J’ai hurlé en disant que je ressentais tout. Mais elle a continué. Il n’y avait pas qu’un point mais trois. Elle a eu raison de me recoudre, c’était la seule chose à faire. Je savais que j’aurais mal. Mais bien entendu pas à ce point. Je pense avoir plus hurlé que pour mon accouchement. Je sentais les trous qu’elles faisaient et les fils qui passaient entre. Lorsqu’elle a eu fini, j’ai fait un malaise. Un autre gynécologue est entré dans la pièce et les sages-femmes semblaient être gênées.

Quand les fils ont été retirés, la gynécologue s’est d’abord excusée pour les conditions. Elle m’a expliqué qu’il n’y avait pas assez de personnels et de salles de disponibles pour m’anesthésier correctement. Elle m’a ensuite dit qu’elle avait regretté de m’avoir recousu. Moi je ne lui en ai pas voulu, c’était la seule chose à faire et finalement heureusement qu’elle l’a fait. Car oui, quand les points d’une épisiotomie sautent on ne recoud pas systématiquement. Ce sont des soins de confort fait au bon vouloir du médecin. On préfère laisser une femme avec une plaie ouverte qui va mettre des mois à s’en remettre plutôt que de la recoudre. On me l’a expliqué la première fois où j’ai été recousu.

Moralité : Un ami rugbymen s’est ouvert l’arcade, il a été mieux recousu et dans de meilleures conditions que moi. Moi j’ai donné la vie, lui a joué au rugby.

Alors oui j’en veux au système ! Il m’a fallu un mois pour remarcher, pour pouvoir faire un tour de poussette avec ma fille, pour pouvoir lui faire l’intégralité de ses biberons, pour pouvoir l’emmener seul à ses rendez-vous médicaux … pour pouvoir être mère tout simplement. Avec du recul, j’ai l’impression qu’on m’a volé ses moments. Et je suis surtout énervée que l’on me dise que j’ai eu de la chance d’être recousue !!

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Prologue

DSC_0094Nous sommes le 23 septembre, je suis en train de regarder ma fille jouer sur son tapis d’éveil…

Et là, le flash. Oui ça fait bien un an que je suis tombée enceinte (d’après les médecins).

Une année 2017/2018 très intense avec ses hautes et ses bas, une année de la remise en question mais surtout l’année du changement.

Pour résumé cette année: une première grossesse pas toujours simple, le décès de ma grand-mère chérie à la fin de celle-ci, les suites de mon accouchement qui ont été compliqué à gérer, le chômage technique pendant mon congé maternité…Mais c’est surtout l’année de naissance de ma fille.

J’ai découvert ce rôle de maman, l’amour que ça apporte. Quand je la regarde, j’ai l’impression d’être en permanence sous son charme. Je ne réalise toujours pas que c’est ma fille. On m’avait parlé de ce lien mais je ne pensais pas qu’il serait aussi fort.

Quand A est née, j’ai eu un très grand pincement au cour. Elle hurlait très fort et dès qu’on lui a parlé avec son papa, elle nous a regardés en arrêtant de pleurer. Cet instant a été le plus beau de ma vie. Puis les jours sont passés et j’ai découvert l’instinct maternel. Je l’avoue le coup de foudre n’a pas eu lieu mais une relation forte s’est créé entre nous, En gros plus les jours passés et plus je l’aimais.

J’ai beaucoup culpabilisé au début de ne pas avoir ce fameux coup de foudre, de ne pas m’y prendre comme il le faut, de ne pas être à la hauteur… Je ne pouvais pas continuer comme ça. J’ai décidé de me reprendre en main. Tout d’abord physiquement puis psychologiquement. Plus jeune, je tenais un journal pour m’aider à gérer mes émotions. J’ai décidé de m’y remettre en écrivant ce blog. J’ai besoin d’écrire sur la maternité, ma fille, mes problèmes et mes solutions.

Si vous me lisez, je serais très heureuse d’avoir vos avis sur mes articles et d’avoir vos témoignages à vous aussi. La maternité m’a appris et m’apprend toujours beaucoup.

J’ai dû changer, beaucoup de mes principes se sont évanouies, J’ai décidé que la mère parfaite n’existait pas et que l’important était d’être une bonne mère pour ma fille. Et F*** le reste du monde. Voilà mon nouveau credo et je m’en porte très bien depuis.

Salutations:)